Votre enfant quitte le nid pour voler de ses propres ailes ? Enfin... Et pendant qu’il cherche le moyen de faire tenir une cuisine, une salle d’étude et une chambre dans 20 m², vous, en bons parents, vous vous posez une autre question : que faire sur le plan fiscal ?
Faut-il le rattacher à votre foyer ? Peut-on déduire la pension qu’on lui verse ? Et que faire des revenus de son job étudiant ? Si tout cela vous donne mal à la tête, pas de panique. Le cabinet JARIGE vous aide à démêler ce casse-tête avec méthode, précision… et un soupçon de légèreté.
Rattacher ou détacher son étudiant : le dilemme (fiscal) de la majorité
Passé 18 ans, votre enfant devient majeur, mais pas forcément autonome. Sur le plan fiscal, deux options s’offrent à vous : le rattacher à votre foyer, ou lui laisser son indépendance… du moins sur la déclaration d’impôts.
Le rattachement reste possible :- Jusqu’à 21 ans (sans conditions),
- Jusqu’à 25 ans si votre enfant est toujours étudiant.
Cela vous permet de bénéficier d’une demi-part supplémentaire, ce qui allège votre impôt. Mais attention : les revenus de votre enfant (même ceux durement gagnés entre deux partiels) seront intégrés à votre base imposable. S’il a enchaîné les CDD bien rémunérés, cela peut parfois faire grimper l’addition.
Si vous optez pour le détachement, votre enfant fait sa propre déclaration. Il devient officiellement contribuable… et vous, potentiellement, bénéficiaire d’une déduction pour pension alimentaire.
Dans les faits, il n’y a pas de choix universel : tout dépend des revenus de chacun. Et entre nous, mieux vaut une bonne simulation qu’un mauvais calcul.
Pension alimentaire : déduire, oui, mais pas n’importe comment
Si vous soutenez financièrement un enfant non rattaché à votre foyer fiscal, vous pouvez déduire une pension alimentaire. Mais attention : il ne suffit pas de glisser quelques billets dans une enveloppe. Il faut que ce soutien soit justifié et régulier.
Pour les revenus 2024 déclarés en 2025, les plafonds étaient les suivants :
- Jusqu’à 6 794 € si l’enfant vit hors du domicile parental,
- Jusqu’à 4 039 € s’il réside toujours chez vous.
Ces montants changent chaque année, pensez à les vérifier avant de remplir votre déclaration.
Logement, nourriture, frais de scolarité, transports : tous ces postes de dépenses peuvent entrer dans la pension déductible. Encore faut-il pouvoir en justifier. Conservez vos virements, vos factures, voire vos tickets de caisse.
Logement étudiant : quels effets sur votre déclaration ?
Le logement est souvent l’un des principaux postes de dépense.
Si vous êtes propriétaire du logement dans lequel votre enfant est hébergé gratuitement, bonne nouvelle : aucun revenu locatif n’est à déclarer. Mais cela signifie aussi que vous ne pouvez pas valoriser cette aide comme pension alimentaire. Pas de double avantage, malheureusement.
En revanche, si vous lui louez un logement ou payez un loyer pour lui, ces montants peuvent faire partie des dépenses déductibles. À condition, là encore, de fournir les justificatifs. Un simple “je paie tout” dit oralement ne suffira pas à convaincre l’administration fiscale.
Job étudiant : que déclarer (ou pas) ?
L’étudiant moderne jongle souvent entre études, partiels et emploi à temps partiel. Et il arrive même qu’il gagne suffisamment pour se demander : "dois-je déclarer ça ?".
La réponse est… oui, mais pas forcément tout.
Pour les étudiants de moins de 25 ans poursuivant leurs études, qu’ils soient rattachés ou non au foyer fiscal, les salaires issus d’un job étudiant sont exonérés dans la limite de 5 318 € en 2024. Ce seuil étant calculé sur la base de trois fois le SMIC mensuel, pensez à vérifier le montant chaque année, avant de faire votre déclaration.
Au-delà de ce montant, les revenus deviennent imposables. En clair : un petit job le samedi chez le fleuriste ? Rien à signaler. Un emploi à temps partiel à 18h/semaine toute l’année ? Il va falloir sortir la calculette.
Bourses étudiantes : toutes ne sont pas exonérées
Les bourses sur critères sociaux versées par l’État ou les collectivités locales sont exonérées d’impôt. Elles n’ont pas à être déclarées. Bonne nouvelle donc : ce soutien, souvent vital, n’alourdit pas la fiscalité.
Mais attention, certaines aides sont imposables :
- Les bourses d’études versées pour des travaux ou recherches spécifiques,
- Les allocations d’année préparatoire,
- L’allocation pour la diversité dans la fonction publique.
Dès lors que l’étudiant est assimilé à un salarié ou à un agent public, les sommes perçues peuvent entrer dans la base imposable.
Et ce qu’on garde (fiscalement) pour soi ?
Tous les gestes du quotidien ne sont pas déductibles — ni à déclarer.
Offrir un ordinateur, participer à l’achat de livres, prêter la voiture le week-end, ou remplir le frigo quand l’étudiant revient à la maison : ces aides relèvent du soutien familial classique, sans impact fiscal.
En d’autres termes : vous êtes un parent formidable, mais l’administration fiscale n’en tiendra pas compte.
Le cabinet JARIGE vous accompagne
Les démarches fiscales liées à un enfant étudiant peuvent vite devenir techniques.
Le cabinet JARIGE, situé à Pau, vous accompagne dans vos choix fiscaux à chaque rentrée. Notre rôle : vous guider, optimiser votre déclaration et vous éviter les erreurs, tout en vous faisant gagner du temps. Et si besoin, nous avons même l’habitude de répondre à la fameuse question : « Mais du coup, c’est mieux de le rattacher ou pas ? ».